A l'approche des
élections locales prévues pour mars prochain, les partis politiques de la
majorité et de l’opposition se réunissent autour du Premier ministre avec comme
objet l’introduction de la biométrie.
La classe politique gabonaise (majorité et opposition) réunie autour du Premier ministre doit se prononcer sur les modalités de mise en
application de la loi sur la biométrie. Les décisions de cette concertation
prévues pour le 15 février au plus tard, doivent montrer la volonté de la
majorité et de l’opposition gabonaises à s’accorder sur l'introduction de cette technologie dans le système électoral. Il s’agit donc
d’aboutir à un rapprochement des points de vue des deux camps.
Mais les dernières déclarations de l'Union des Forces pour l'alternance
(UFA), nouvelle coalition de partis de l’opposition issue de l’éclatement de
l'Union des Forces du Changement (UFC) ont jeté de l'huile sur le feu, selon le
quotidien L’Union du 17 janvier. Le journal affirme que cette formation
suspecte toujours le gouvernement et particulièrement, le ministère de
l'Intérieur de traîner les pieds quant à l'entrée de la biométrie lors de
l'organisation des élections locales prévues, en théorie, pour mars prochain.
‘’Du coup, suite à ces déclarations, poursuit le quotidien, l'on se demande
si le Premier ministre, Raymond Ndong Sima, qui va diriger les travaux,
réussira à réconcilier une opposition et un ministère de l'Intérieur déjà
accusé de manœuvres suspectes’’.
Aux dernières législatives (décembre 2011), une grande partie des partis de
l’opposition avait refusé de participer cette élections parce la biométrie
n’avait pas encore été introduite. Les conclusions de cette concertation sont
très attendues par la classe politique. La biométrie se pose comme une
arme contre les irrégularités au cours des scrutins ou les fraudes.

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