jeudi 17 janvier 2013

Gabon: Biométrie, conclave pour quelle issue ?


A l'approche des élections locales prévues pour mars prochain, les partis politiques de la majorité et de l’opposition se réunissent autour du Premier ministre avec comme objet l’introduction de la biométrie.

La classe politique gabonaise (majorité et opposition)  réunie autour du Premier ministre doit se prononcer sur les modalités de mise en application de la loi sur la biométrie. Les décisions de cette concertation prévues pour le 15 février au plus tard, doivent montrer la volonté de la majorité et de l’opposition gabonaises à s’accorder sur l'introduction de cette technologie dans le système électoral. Il s’agit donc d’aboutir à un rapprochement des  points de vue des deux camps.

Mais les dernières déclarations de l'Union des Forces pour l'alternance (UFA), nouvelle coalition de partis de l’opposition issue de l’éclatement de l'Union des Forces du Changement (UFC) ont jeté de l'huile sur le feu, selon le quotidien L’Union du 17 janvier. Le journal affirme que cette formation suspecte toujours le gouvernement et particulièrement, le ministère de l'Intérieur de traîner les pieds quant à l'entrée de la biométrie lors de l'organisation des élections locales prévues, en théorie, pour mars prochain.

‘’Du coup, suite à ces déclarations, poursuit le quotidien, l'on se demande si le Premier ministre, Raymond Ndong Sima, qui va diriger les travaux, réussira à réconcilier une opposition et un ministère de l'Intérieur déjà accusé de manœuvres suspectes’’.

Aux dernières législatives (décembre 2011), une grande partie des partis de l’opposition avait refusé de participer cette élections parce la biométrie n’avait pas encore été introduite. Les conclusions de cette concertation sont très attendues par la classe politique.  La biométrie se pose comme une arme contre les irrégularités au cours des scrutins ou les fraudes.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire