La
première grève de la faim pour dénoncer le
‘’coup de force électoral’’ lui avait permis d’obtenir 0,30 % des électeurs et de finir en sixième
position sans avoir fait campagne. Cette fois, c’est pour s’insurger contre crimes
rituels et l’achat de consciences à Ndendé que Bruno Ben MOUBAMBA a commencé sa
deuxième grève de la faim.
| B. B. MOUBAMBA |
Le
Secrétaire Politique du parti l’Union du Peuple Gabonais (UPG, opposition),
Bruno Ben MOUBAMBA, a commencé le 18 avril à Ndendé (le bastion politique de Pierre Mamboundou, fondateur de cette formation politique) une grève de la faim à
durée indéterminée.
Selon
son équipe de communication, l’objectif de cette initiative est de : ‘’Favoriser le renouveau de l’UPG au cœur de l’opposition gabonaise’’. En d’autre
terme, il s’agit de raffermir son unité et sa fidélité à l’opposant historique
Pierre Mamboundou, décédé le 15 octobre
2011 à Libreville.
Il demande également à la Cour des Comptes et aux députés membres de la
Commission des finances de l’Assemblée Nationales de se prononcer sur ‘’l’achat de consciences à Ndendé avec
l’argent de l’État Gabonais’’.
C’est
aussi pour Bruno Ben MOUBAMBA l’occasion de ‘’dénoncer
les crimes rituels’’ qui occupent les pages fait-divers des journaux du
pays et ‘’appeler au sursaut national
pour le bien-être des Gabonais’’.
Ben
MOUBAMBA, à la suite de la première grève de la faim à caractère politique au
Gabon pour dénoncer ce qu’il a appelé le ‘’coup
de force électoral’’, est arrivé dans le groupe de tête (officiellement
sixième sur une quinzaine de candidats) à la présidentielle gabonaise du 30
août 2009 derrière Ali BONGO, Pierre MAMBOUNDOU, André MBA OBAME, Zacharie
MYBOTO et Pierre-Claver MAGANGA MOUSSAVOU avec un score de 0,30 %.
Il
est en effet un des détracteurs de l’actuel président du Gabon. Mais ce mode d’action
ne trouve pas souvent un écho favorable au sein de la population, la pratique n’étant
pas ancrée dans les habitudes des gabonais.
Dans
les prochaines semaines, l’Union du Peuple Gabonais (UPG) fera connaitre son programme
pour que les ‘’futures élections locales
ne se transforment pas en boucherie de crimes rituels dans le pays’’, selon
l’équipe de communication.
Lire le communiqué