vendredi 19 avril 2013

Pas un sans deux pour Bruno Ben MOUBAMBA (Gabon)


La première grève de la faim  pour dénoncer le ‘’coup de force électoral’’ lui avait permis  d’obtenir 0,30 % des électeurs et de finir en sixième position sans avoir fait campagne. Cette fois, c’est pour s’insurger contre crimes rituels et l’achat de consciences à Ndendé que Bruno Ben MOUBAMBA a commencé sa deuxième grève de la faim.

B. B. MOUBAMBA
Le Secrétaire Politique du parti l’Union du Peuple Gabonais (UPG, opposition), Bruno Ben MOUBAMBA, a commencé le 18 avril à Ndendé (le bastion politique de Pierre Mamboundou, fondateur de cette formation politique) une grève de la faim à durée indéterminée.

Selon son équipe de communication, l’objectif de cette initiative est de : ‘’Favoriser le renouveau de l’UPG au cœur de l’opposition gabonaise’’. En d’autre terme, il s’agit de raffermir son unité et sa fidélité à l’opposant historique Pierre Mamboundou, décédé le 15 octobre 2011 à Libreville. Il demande également à la Cour des Comptes et aux députés membres de la Commission des finances de l’Assemblée Nationales de se prononcer sur ‘’l’achat de consciences à Ndendé avec l’argent de l’État Gabonais’’.

C’est aussi pour Bruno Ben MOUBAMBA l’occasion de ‘’dénoncer les crimes rituels’’ qui occupent les pages fait-divers des journaux du pays et ‘’appeler au sursaut national pour le bien-être des Gabonais’’.

Ben MOUBAMBA, à la suite de la première grève de la faim à caractère politique au Gabon pour dénoncer ce qu’il a appelé le ‘’coup de force électoral’’, est arrivé dans le groupe de tête (officiellement sixième sur une quinzaine de candidats) à la présidentielle gabonaise du 30 août 2009 derrière Ali BONGO, Pierre MAMBOUNDOU, André MBA OBAME, Zacharie MYBOTO et Pierre-Claver MAGANGA MOUSSAVOU avec un score de 0,30 %.

Il est en effet un des détracteurs de l’actuel président du Gabon. Mais ce mode d’action ne trouve pas souvent un écho favorable au sein de la population, la pratique n’étant pas ancrée dans les habitudes des gabonais.

Dans les prochaines semaines, l’Union du Peuple Gabonais (UPG) fera connaitre son programme pour que les ‘’futures élections locales ne se transforment pas en boucherie de crimes rituels dans le pays’’, selon l’équipe de communication.

Lire le communiqué

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