La commission chargée d'étudier le dossier des élèves exclus de la liste du Bac a rendu les résultats de ses travaux ce mercredi 12 juin 2013. Elle demande la clémence du Président de la République à l'égard des élèves exclus de l'examen du baccalauréat 2013 pour fraude, afin qu'ils puissent, à "titre exceptionnel et pour cette année uniquement", de participer aux épreuves du baccalauréat 2013.
Dans les conclusions de ses travaux, elle exhorte le président à maintenir le cap des réformes en vue de doter le Gabon d'un système éducatif performant.
La commission estime également que pour l'intérêt de notre système éducatif et pour que cela serve de leçon pour l'avenir, "des enquêtes approfondies doivent être menées par les services compétents de l'administration en vue de clarifier définitivement cette affaire". Elles vont permettre l'établissement des responsabilités des personnes auteurs des fraudes.
Enfin, la commission suggère un "léger réaménagement du calendrier des épreuves du bac". Cette mesure a pour objectif de tenir compte des perturbations de l'année académique occasionnées dans la scolarité des élèves sanctionnés.
Toutefois, les dysfonctionnements et les irrégularités venant des parents et des établissements sont pointés du doigt. Selon la commission,
les parents usent de nombreux artifices et moyens de pression, y compris les
plus illicites, pour les inscriptions des enfants en classe supérieure sans se soucier des
conséquences sur le niveau scolaire des élèves. Certains d'entre-eux allant jusqu'à encourager leur progéniture à poser des actes particulièrement graves tels l'observation d'une grève de la faim (cas des élèves sanctionnés).
Les responsables administratifs des établissements et le personnel enseignant continuent malgré les mises en garde à afficher des comportement déviant, pour Antoine Mboumbou Miyakou, président de cette commission. Pour lui, "il est indiscutable que ces animateurs du systèmes éducatifs national, notamment certains chefs d'établissements, se sont compromis avec les règles en vigueur, avec la déontologie et l'éthique".
Les élèves, bien que n'étant pas exempts de tout reproche, sont en réalité victimes des agissement de ses adultes (parents et responsables d'établissements).