
Radio-Gabon
est créée en 1959. Mais les textes posant les bases de ce média remontent au 8
octobre 1957 avec l’acquisition et l’installation des stations d’écoute dans
les Etats sous administration coloniale. Cette radio a remplacé la Radio de
l’Afrique Equatoriale française, qui elle fut créée en 1946 à Brazzaville. Le
Gabon figure donc parmi les pays africains disposant d’une radio sous
l’administration coloniale.
Depuis 1963, date de création de la télévision, Radio-Gabon et la chaîne de télévision aujourd'hui appelée Gabon-Télévision, font parti de l’entreprise RTG1, du moins
jusqu’à l’application des décrets portant création, organisation et
fonctionnement de ces médias prévue en 2015 selon le ministre de la
communication. Ce sont donc deux sœurs qui comme leur personnel se côtoient
chaque jour d’autant qu’elles sont logées dans le même bâtiment : la
Maison Georges Rawiri.
Cependant,
des faits qui semblent banaux attirent l’attention. Pour les visiteurs qui
prennent le temps de scruter la devanture de la Maison Georges Rawiri,
constateront sans effort que sur les mâts situés à l’entrée principale de ce
complexe, que le drapeau du Gabon et l’étendard de Gabon-Télévision. Celui de
Radio-Gabon brille par son absence. Le constat est le même dans le hall du
bâtiment.
En
interne, toutes les demandes de couverture médiatique adressées à la direction
générale de la RTG portent toujours la mention « Gabon-Télévision »
alors que les deux chaines ont un seul et même directeur général.
Sur
le terrain, les interlocuteurs accordent plus de crédit aux journalistes de
télévision. Une situation conjoncturelle due certainement au fait que les gens
préfèrent voir et regarder au détriment de la lecture ou de l’écoute.
Est-ce
là, un signe d’alerte à la radio qui perd sa notoriété au point de se faire
méconnaître alors qu’elle reste le média qui permet d’informer les plus grand
nombre de Gabonais, la télévision n’étant pas accessible à tous ? Ou
est-ce simplement un appel à la radio qui doit continuellement se battre pour
redorer son blason de « doyenne »
des radios gabonaises ?
L’amélioration
des programmes proposés à ses auditeurs pourrait constituer une piste de sortie
de cette situation.
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