samedi 12 octobre 2013

Radio-Gabon : "une doyenne" qui doit toujours faire ses preuves ?



Radio-Gabon est créée en 1959. Mais les textes posant les bases de ce média remontent au 8 octobre 1957 avec l’acquisition et l’installation des stations d’écoute dans les Etats sous administration coloniale. Cette radio a remplacé la Radio de l’Afrique Equatoriale française, qui elle fut créée en 1946 à Brazzaville. Le Gabon figure donc parmi les pays africains disposant d’une radio sous l’administration coloniale.

Depuis 1963, date de création de la télévision, Radio-Gabon et la chaîne de télévision aujourd'hui appelée Gabon-Télévision, font parti de l’entreprise RTG1, du moins jusqu’à l’application des décrets portant création, organisation et fonctionnement de ces médias prévue en 2015 selon le ministre de la communication. Ce sont donc deux sœurs qui comme leur personnel se côtoient chaque jour d’autant qu’elles sont logées dans le même bâtiment : la Maison Georges Rawiri.

Cependant, des faits qui semblent banaux attirent l’attention. Pour les visiteurs qui prennent le temps de scruter la devanture de la Maison Georges Rawiri, constateront sans effort que sur les mâts situés à l’entrée principale de ce complexe, que le drapeau du Gabon et l’étendard de Gabon-Télévision. Celui de Radio-Gabon brille par son absence. Le constat est le même dans le hall du bâtiment.

En interne, toutes les demandes de couverture médiatique adressées à la direction générale de la RTG portent toujours la mention « Gabon-Télévision » alors que les deux chaines ont un seul et même directeur général.

Sur le terrain, les interlocuteurs accordent plus de crédit aux journalistes de télévision. Une situation conjoncturelle due certainement au fait que les gens préfèrent voir et regarder au détriment de la lecture ou de l’écoute.  

Est-ce là, un signe d’alerte à la radio qui perd sa notoriété au point de se faire méconnaître alors qu’elle reste le média qui permet d’informer les plus grand nombre de Gabonais, la télévision n’étant pas accessible à tous ? Ou est-ce simplement un appel à la radio qui doit continuellement se battre pour redorer son blason de « doyenne » des radios gabonaises ?

L’amélioration des programmes proposés à ses auditeurs pourrait constituer une piste de sortie de cette situation. 

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