vendredi 5 octobre 2012

GABON-SANTE: La marche vers l’éradication du paludisme


Le site d’information ‘’Gabon Eco’’ rapporte dans son article ‘’Eradication du paludisme au Gabon : une piste possible après la visite d’Ali Bongo Ondimba à Cuba’’, publié le 03 octobre que le président de la République envisage l’éradication de la pandémie du paludisme dans notre pays.

‘’Le Chef de l’Etat, convaincu par l’efficacité de la méthode cubaine, est rentré au Gabon avec la signature d’une convention portant, entre autres, sur la création d’un programme de contrôle du paludisme et de ses vecteurs au Gabon’’, a noté Gabon Eco.

Le site ajoute que pour Labiofam (laboratoire cubain), ‘’il faudrait privilégier la prévention en tuant le mal à la racine’’. Car comme dit ce dicton bien connu: ‘’il vaut mieux prévenir que guérir’’.

L’objectif global est de détruire l’environnement propice à la reproduction des moustiques anophèles, vecteurs de la maladie, par l’assainissement des milieux aquatiques, lieux de prédilection pour leur reproduction.

Le Gabon va ainsi bénéficier du savoir-faire et de l’expertise de Cuba réputé pour son système sanitaire très performant en matière de santé, qui a déjà éliminé cette maladie de son territoire.

Et si cet objectif est atteint - le cas  dans les Émirats arabes unis (2007), au Maroc (2010), au Turkménistan (2010) et en Arménie (2011), 4 pays où l’élimination a été certifiée dans  par le Directeur général de l’OMS- les populations ne vont plus investir dans l’achat des moustiquaires imprégnées, des insecticides, et surtout les sommes destinées à la lutte contre le paludisme et à la recherche d’un vaccin  serviront pour d’autres pandémies ou épidémies.

Ce sera sans doute une grande victoire pour le système sanitaire gabonais.

Cette piste est certes une bonne nouvelle pour les populations gabonaises qui pourront enfin jouir d’une meilleure santé, comme l’indique le site, d’autant plus qu’il n’existe actuellement aucun vaccin homologué contre le paludisme.

Mais ‘’faut-il +réellement+ entretenir le rêve d’une éradication?’’, s’interrogeait Sonia Shah, journaliste auteure de The Fever : How Malaria Has Ruled Humankind for 500,000 Years.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit l’élimination du paludisme comme l’interruption de la transmission locale de la maladie véhiculée par le moustique dans une zone géographique déterminée, c’est-à-dire une incidence de zéro cas contracté localement. L’éradication est définie comme une incidence mondiale permanente de zéro cas de paludisme causé par un agent déterminé et s’applique donc à une espèce particulière de parasite (sachant que quatre types de paludisme sont répertoriés).

Parmi (sur la liste) les pays ayant réussit cette exercice, aucun pays de la zone équatoriale ou tropicale n’y figure. Ce sont en particulier des territoires où la transmission de la maladie est faible et instable. Le progrès vers l’élimination du paludisme a été facilité par ce facteur.

Le Gabon est traversé par l’équateur qui lui donne un climat caractérisé par la chaleur et l’humide. La forêt dense couvre les 80% du territoire. Il dispose d’un vaste réseau hydrographique (fleuves, rivières, lacs, marigots, marécages…) et les précipitations sont abondantes et tombent au 9 mois par an. Les potentiels lieux de reproduction des moustiques au Gabon : la forêt (80% du territoire), le réseau hydrographique très dense, le climat équatorial chaud et humide.

Bien que ces éléments constituent des avantages pour ce pays d’Afrique centrale, il (le Gabon) reste tout de même, un potentiel lieu de développement des moustiques qui sont à l’origine de cette pandémie. Il réunit presque toutes les conditions nécessaires, de là nait la difficulté sus mentionnée.

Le cas par exemple des bassins versants, des ordures ménagères et le mauvais état des canalisations des eaux usées ou pluvieuses de Libreville qui sont très mal entretenus.

L’idée d’éradication du paludisme suppose donc le traitement de ce vaste ensemble des milieux où des anophèles se développent. Mais c’est lieux ne sont pas pour la plupart répertoriés.

Si le président compte bien mettre en œuvre ce projet, il devra donc l’inscrire sur le long terme – avec toutes ses difficultés- et nécessitera une enveloppe considérable.

L’OMS a initié des projets d’éradication de cette maladie à partir de 1955 mais ils ont été très vite abandonnées et les résultats attendus loin d’être atteints, malgré les investissements de la fondation Gates, du groupe pétrolier Exxon Mobil [...].




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