dimanche 9 décembre 2012

Environnement: Doha climate conference, encore un sommet ‘’fiasco’’ ?

Doha climate conference

Le sommet sur les changements climatique tenu à Doha au Qatar vient de s’achever. Il devrait en principe  remplacer le Protocol de Kyoto signé en 1992. Cependant, l’accord de cette rencontre déçoit les organisations présentes à l’évènement (Union européenne).

L’échec a commencé au dernier jour du sommet. Les participants ne sont pas arrivés à s’accorder sur une résolution commune. Le premier ministre qatari a alors joué les prolongations et les discussions ont continué un jour après la date fixée préalablement.

Prolongations pour quels résultats ?

Les échanges ont débouché sur un accord trouvé de justesse et sur une résolution relative à la prochaine conférence de Doha. Ces principales décisions [accord et résolution] suscitent des réactions.

‘’Je me suis abstenu lors du vote sur la résolution relative à la prochaine conférence de Doha’’, indique Robbert Goebbels, un député au Parlement européen sur son site. ‘’Cette La résolution n’est qu’un assemblage de constats d’échecs et de vœux pieux’’, déplore t-il.

Selon Robbert Goebbels, tout observateur savait qu’il n’y aurait pas d’”accord mondial juridiquement contraignant” avant la conférence de Doha. Il indique que l’Union européenne est pratiquement la seule à s’accrocher encore à l’accord de Kyoto, qui est abandonné par les Américains, les Canadiens, les Japonais et les Russes, sans parler de la Chine, de l’Inde et d’autres grands pays.

D’ailleurs, ce sont ces mêmes pays ‘’grands pollueurs’’ cités par R. Goebbels qui ont de nouveau refusé de signer cet accord de Doha. Le même constat fut établit par les organisations non gouvernementales après les précédentes grandes conférences du genre (Rio + 20, Copenhague, Johannesburg…). Les décisions ne satisfont pas les attentes. En effet, les grands pollueurs ont encore fait preuve de ‘’défaitisme’’ lorsqu’il s’agit de s’engager pour la réduction des émissions des gaz à effets de serre.

‘’On ne construira pas un environnement meilleur en s’accrochant à des illusions’’, assure Goebbels, rappelant que le Parlement de l’UE persiste à demander que l’Europe montre l’”exemple”, alors que les ses émissions de CO2 s’approchent de 10% des émissions globales.

Sur l’ensemble des participants, les 200 signataires de l’accord ne représentent que 15 % des émissions mondiales des gaz à effet de serre. 

Autrement dit, cet accord est en deçà des recommandations des scientifiques formulées avant la conférence. C’est tout simplement des jours de discussions pour un résultat ‘’insignifiant’’.

De même si, les signataires arrivent à réduire leurs émissions, 85 % de gaz seront lâchés dans l’atmosphère par ces nations non signataires. Ce sommet restera donc sans impact considérable dans cette bataille toujours freinée par les états possédants les plus grandes industries. Le pire est que les pays qui polluent le moins, subissent plus les conséquences des gros émetteurs des gaz polluant.

Au fond, l’ensemble de ces sommets et conférences ressemblent davantage à des mises en scène et à des véritables ‘’gâchis’’ financiers, car les fonds colossaux nécessaires à leur organisation peuvent servir à la protection et à la préservation de l’environnement.

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