| Doha climate conference |
Le sommet sur les
changements climatique tenu à Doha au Qatar vient de s’achever. Il devrait en
principe remplacer le Protocol de Kyoto
signé en 1992. Cependant, l’accord de cette rencontre déçoit les organisations
présentes à l’évènement (Union européenne).
L’échec a commencé au
dernier jour du sommet. Les participants ne sont pas arrivés à s’accorder sur
une résolution commune. Le premier ministre qatari a alors joué les prolongations
et les discussions ont continué un jour après la date fixée préalablement.
Prolongations pour
quels résultats ?
Les échanges ont
débouché sur un accord trouvé de justesse et sur une résolution relative à la
prochaine conférence de Doha. Ces principales décisions [accord et résolution]
suscitent des réactions.
‘’Je me suis
abstenu lors du vote sur la résolution relative à la prochaine conférence de
Doha’’, indique Robbert Goebbels, un député au Parlement européen sur son site.
‘’Cette La résolution n’est qu’un assemblage de constats d’échecs et de vœux pieux’’,
déplore t-il.
Selon Robbert
Goebbels, tout observateur savait qu’il n’y aurait pas d’”accord mondial
juridiquement contraignant” avant la conférence de Doha. Il indique que l’Union
européenne est pratiquement la seule à s’accrocher encore à l’accord de Kyoto,
qui est abandonné par les Américains, les Canadiens, les Japonais et les
Russes, sans parler de la Chine, de l’Inde et d’autres grands pays.
D’ailleurs, ce sont
ces mêmes pays ‘’grands pollueurs’’ cités par R. Goebbels qui ont de nouveau refusé
de signer cet accord de Doha. Le même constat fut établit par les organisations
non gouvernementales après les précédentes grandes conférences du genre (Rio +
20, Copenhague, Johannesburg…). Les décisions ne satisfont pas les
attentes. En effet, les grands pollueurs ont encore fait preuve de ‘’défaitisme’’
lorsqu’il s’agit de s’engager pour la réduction des émissions des gaz à effets
de serre.
‘’On ne construira
pas un environnement meilleur en s’accrochant à des illusions’’, assure Goebbels,
rappelant que le Parlement de l’UE persiste à demander que l’Europe montre
l’”exemple”, alors que les ses émissions de CO2 s’approchent de 10% des
émissions globales.
Sur l’ensemble des
participants, les 200 signataires de l’accord ne représentent que 15 % des
émissions mondiales des gaz à effet de serre.
Autrement dit, cet accord est en
deçà des recommandations des scientifiques formulées avant la conférence. C’est
tout simplement des jours de discussions
pour un résultat ‘’insignifiant’’.
De même si, les
signataires arrivent à réduire leurs émissions, 85 % de gaz seront lâchés dans
l’atmosphère par ces nations non signataires. Ce sommet restera donc sans impact
considérable dans cette bataille toujours freinée par les états possédants les
plus grandes industries. Le pire est que les pays qui polluent le moins,
subissent plus les conséquences des gros émetteurs des gaz polluant.
Au fond, l’ensemble
de ces sommets et conférences ressemblent davantage à des mises en scène et à
des véritables ‘’gâchis’’ financiers, car les fonds colossaux nécessaires à leur
organisation peuvent servir à la protection et à la préservation de l’environnement.
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