mardi 4 décembre 2012

SENEGAL-EDUCATION SUDES : Les tergiversations du gouvernement sont ‘’inacceptables’’ et l’enseignement public est aujourd’hui en déclin


Le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes) dénonce les tergiversations du gouvernement qu'il juge "inacceptables". Il déplore par ailleurs le déclin du système éducatif sénégalais et appellent les acteurs majeurs du secteur à se ressaisir avant qu'il ne soit trop tard.

"Trois séances plénières et plusieurs réunions en commission techniques de négociation n'ont pas permis au gouvernement de se déterminer clairement et précisément sur les points essentiels à négocier dont principalement la validation aux 2/3 des années de contractualisation pour les maîtres de conférences et professeurs contractuels devenus fonctionnaires et l'augmentation de l'indemnité de logement , pour plus de justice et d'équité à l'égard des enseignants", regrette le secrétaire exécutif national du Sudes.

Les discussions amorcées depuis plus de cinq mois entre le gouvernement et les syndicats d'enseignants ne donnent pas les signes d'une issue heureuse.

Pour le secrétaire exécutif national du Sudes, "le gouvernement a la responsabilité première d'agir pour remettre l'école et l'université publiques à l’endroit".

Il invite l'état à "ramener au plus vite la paix, la sécurité et un climat de travail dans l’espace scolaire et universitaire, par la finalisation heureuses de toutes les négociations en cours".  A cet effet, "les points d'accord à incidence  financière devront être prise en charge dans le budget national 2013, en cours d'adoption à l'Assemblée Nationale".

Le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes)  recommande aussi, la préparation avec toute la rigueur requise des différentes phases de l'organisation des 2ème Etats généraux et de la formation ou des Assises nationales sur l'éducation pour des solutions de fond à la crise multidimensionnelle qui mine le système éducatif.

S'agissant des maxima horaires de 21h et 25h, la généralisation de la mesure va entraîner, selon le syndicat, une baisse drastique du quota de recrutement de professeurs, le redéploiement du personnel et la question des heures supplémentaires. Il indique que "l'application de la mesure dans un contexte d'effectifs pléthoriques dans les classes, appelle à l'évidence, une nouvelle réglementation négociée des heures supplémentaires".

"Le secteur public d'enseignement malmené, discrédité, en perte de confiance dans l'opinion, est aujourd’hui sur le déclin par la faute des acteurs majeures du système éducatif, qui doivent impérativement se ressaisir pour le sauver avant qu'il ne soit trop tard'', souligne le Sudes indiquant que la présente rentrée a accusé un retard considérable dans le démarrage effectif des cours dans les cycles d’enseignement public de l’élémentaire au supérieur.

"Les élèves vont, sans aucun doute, continuer à accumuler le déficit important en matière d'apprentissages, par la faute en grande partie d'une mauvaise gestion des crises récurrentes", déplore son secrétaire exécutif.

Il cite à titre d'exemples les taux élevés d'absences et d'échecs  aux derniers examens scolaires. "Ils [les taux] interpellent fortement la conscience et la responsabilité de tous les acteurs vis-à vis de ceux qui constituent la raison d'être du système éducatif : la jeunesse du pays".  

Pour le syndicat, hormis la faculté de médecine et les instituts affiliés à l’UCAD (Cesti, Ebad…), l'année académique 2012/2013 va commencer au plus tôt en février et viendra "l’épineuse et douloureuse" phase d’orientation des 33 831 bacheliers qui reste aussi un problème majeur.

Le Sudes exhorte les autres centrales syndicales à savoir garder raison pour ne pas mettre en danger l'école publique mais aussi d'éviter de s'aliéner à l'opinion nationale dont le soutient est précieux car la recherche des solutions concertées doit être privilégié sans recourir à la confrontation.   

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