Le Syndicat unitaire et
démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes) dénonce les tergiversations du
gouvernement qu'il juge "inacceptables". Il déplore par ailleurs le déclin du
système éducatif sénégalais et appellent les acteurs majeurs du secteur à se
ressaisir avant qu'il ne soit trop tard.
"Trois séances
plénières et plusieurs réunions en commission techniques de négociation n'ont
pas permis au gouvernement de se déterminer clairement et précisément sur les
points essentiels à négocier dont principalement la validation aux 2/3 des
années de contractualisation pour les maîtres de conférences et professeurs
contractuels devenus fonctionnaires et l'augmentation de l'indemnité de
logement , pour plus de justice et d'équité à l'égard des enseignants", regrette
le secrétaire exécutif national du Sudes.
Les discussions amorcées
depuis plus de cinq mois entre le gouvernement et les syndicats d'enseignants ne
donnent pas les signes d'une issue heureuse.
Pour le secrétaire exécutif
national du Sudes, "le gouvernement a la responsabilité première d'agir pour
remettre l'école et l'université publiques à l’endroit".
Il invite l'état à "ramener
au plus vite la paix, la sécurité et un climat de travail dans l’espace
scolaire et universitaire, par la finalisation heureuses de toutes les
négociations en cours". A cet effet, "les
points d'accord à incidence financière
devront être prise en charge dans le budget national 2013, en cours d'adoption
à l'Assemblée Nationale".
Le Syndicat unitaire et
démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes) recommande aussi, la préparation avec toute la
rigueur requise des différentes phases de l'organisation des 2ème
Etats généraux et de la formation ou des Assises nationales sur l'éducation
pour des solutions de fond à la crise multidimensionnelle qui mine le système
éducatif.
S'agissant des maxima
horaires de 21h et 25h, la généralisation de la mesure va entraîner, selon le
syndicat, une baisse drastique du quota de recrutement de professeurs, le
redéploiement du personnel et la question des heures supplémentaires. Il indique
que "l'application de la mesure dans un contexte d'effectifs pléthoriques dans
les classes, appelle à l'évidence, une nouvelle réglementation négociée des
heures supplémentaires".
"Le secteur public d'enseignement
malmené, discrédité, en perte de confiance dans l'opinion, est aujourd’hui sur
le déclin par la faute des acteurs majeures du système éducatif, qui doivent
impérativement se ressaisir pour le sauver avant qu'il ne soit trop tard'', souligne
le Sudes indiquant que la présente rentrée a accusé un retard considérable dans
le démarrage effectif des cours dans les cycles d’enseignement public de l’élémentaire
au supérieur.
"Les élèves vont, sans
aucun doute, continuer à accumuler le déficit important en matière d'apprentissages,
par la faute en grande partie d'une mauvaise gestion des crises récurrentes",
déplore son secrétaire exécutif.
Il cite à titre d'exemples
les taux élevés d'absences et d'échecs aux
derniers examens scolaires. "Ils [les taux] interpellent fortement la
conscience et la responsabilité de tous les acteurs vis-à vis de ceux qui
constituent la raison d'être du système éducatif : la jeunesse du pays".
Pour le syndicat, hormis
la faculté de médecine et les instituts affiliés à l’UCAD (Cesti, Ebad…),
l'année académique 2012/2013 va commencer au plus tôt en février et viendra "l’épineuse
et douloureuse" phase d’orientation des 33 831 bacheliers qui reste aussi
un problème majeur.
Le Sudes exhorte les
autres centrales syndicales à savoir garder raison pour ne pas mettre en danger
l'école publique mais aussi d'éviter de s'aliéner à l'opinion nationale dont le
soutient est précieux car la recherche des solutions concertées doit être
privilégié sans recourir à la confrontation.
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