jeudi 28 mai 2015

Notre faim, leur business!

L’agriculture africaine a un besoin urgent d’investissements. L’Afrique veut assurer sa sécurité alimentaire. Mais les programmes lancés pour contribuer à l'éradication de la pauvreté et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de près de 550 millions consommateurs défavorisés les rendent plus dépendants.

« Gouvernance foncière inclusive et juste pour un développement durable : le temps de l’action » est le thème choisi par la Coalition Internationale pour l’Accès à la Terre, une alliance mondiale regroupant environ 150 organisations membres), organisatrice du 6ème Forum foncier mondial tenu à Dakar du 12 au 16 mai 2015. Le temps de l’action, mais pour quels changements pour les populations autochtones, rurales ou paysannes…? L’action doit aider l’Afrique à assurer un de ses défis majeurs : la sécurité alimentaire. Pour atteindre cette autosuffisance alimentaire, il faut initier des projets de sécurisation foncière et de promotion de l’agriculture durable. 

Ils doivent être des leviers pour accéder à la sécurité et la souveraineté alimentaires. C’est pourquoi en Afrique, et particulièrement au Sénégal, des organisations non gouvernementales ou de la société civile promeuvent l'accès à des droits fonciers sécurisés afin des cultures vivrières à l’échelle familiale. A ces programmes s’ajoutent ceux financés par les États ou groupe d’États et les multinationales. Le but ultime est de sortir les populations bénéficiaires de la pauvreté. 

Si le but de toutes ces initiatives sont les mêmes, les procédés utilisés et les résultats attendus ne répondent pas toujours aux besoins des populations ciblées. Ces derniers font l’objet de nombreuses critiques. C’est le cas de la Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition (NASAN) lancée à la réunion du G8 en mai 2012 qui offre de nouvelles opportunités aux entreprises multinationales. Le Sénégal a adhéré à ce programme en 2013. « Les multinationales ne sont pas des philanthropes (mécènes). Elles investissent pour avoir des bénéfices et plus de droits. Ça peut entraîner d’autres formes de dépendance et de colonisation», s’inquiète Zakaria Sambakhé, chargé de programmes d’ActionAid au Sénégal.

ActionAid n’est pas la seule association à avoir des craintes. En effet, le rapport « La faim un business comme un autre : Comment la nouvelle alliance du G8 menace la sécurité alimentaire en Afrique », publié en 2014 par le CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France et Action contre la Faim, épingle également la NASAN. « Cette initiative met en péril la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et porte atteinte au droit à l’alimentation des populations les plus vulnérables », selon ce rapport basé sur des études menées au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Sénégal. 

La marginalisation des agriculteurs commence dès qu’ils sont très peu ou ne sont pas impliqués dans l’élaboration des politiques ou réformes agricoles et foncières. L’agrobusiness, déjà mal perçu dans certains pays, a l’occasion de faire un retour en force. Et l’agriculture familiale et paysanne érigée comme modèle de base de la sécurité alimentaire et nutritionnelle se retrouve compromise. Imprégnées des réalités des populations desquelles elles travaillent, les organisations de la société civile ont remarqué les effets contraires de cette Alliance. « On s’est rendu compte que les stratégies proposées ne pourront pas aider le Sénégal et l’Afrique à atteindre la sécurité alimentaire », déplore Zakaria Sambakhé. 

Des actions doivent être mises en place pour freiner les conséquences de ce mécanisme qui dérégulent les secteurs agricoles africains. Alors deux propositions se dégagent : la réforme et l’arrêt de la NASAN. La première consisterait à reformer la NASAN. Action Contre la Faim, du CCFD-Terre Solidaire et d’Oxfam France qu’elle soit radicale. Il reviendra donc de faire du NASAN un projet intégré comprenant l’amélioration des moyens de production, la collecte, la transformation et la commercialisation. En clair, il s’agira de rendre la NASAN transparente en tenant compte de la participation active de la société civile qui aboutira à la meilleure traçabilité et à la recevabilité de l’initiative. Ces organisations comptent également sur l’appui du gouvernement qui a souvent critiqué cette alliance bien qu’étant un de ses trois premiers contributeurs. 

Par contre ActionAid reste favorable la réorientation des financements et des engagements politiques en faveur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. ActionAid suggère, par son chargé de programmes, l’établissement de « partenariats clairs qui profitent d’abord aux communautés ». Les investisseurs agiront comme des mécènes en remettant directement la finance aux paysans. Cette approche empêchera les multinationales de posséder les ressources foncières qui ne leur seront plus automatiquement données.

Deuxième proposition. Au cas où, les différentes parties n’arriveraient pas à s’accorder sur la réforme, il faudra tout simplement stopper la NASAN dans tous les pays où elle a déjà lancé ses activités.. Une idée soutenue par ActionAid, alors que le CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France et Action contre la Faim préconisent simplement le retrait de la France dès le prochain sommet du G8 qui se tiendra en juin prochain.

Ce sont là des actions déjà initiées. Étant donné que c’est « le temps de l’action », et si les ONG gardent la même dynamique, ce constat ne sera que le début d’une série d’actions. Car s’indigner n’est que le commencement. Stéphane Hessel recommandait d’ailleurs d’agir après la manifestation de son indignation.  

vendredi 15 mai 2015

Audio: Assurer la sécurité alimentaire : un défi majeur pour l’Afrique !

La Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition (NASAN) vise l’amélioration de la sécurité alimentaire de quelques 50 millions de personnes en Afrique sub-saharienne à sortir de la pauvreté d’ici 2022. Ce programme est une initiative internationale lancée à la réunion du G8 en mai 2012. Mais derrière l’objectif affiché, la NASAN met en péril le droit à l’alimentation des plus pauvres. Interview Zakaria SAMBAKHE Chargé de programme de ActionAid. 
 

lundi 2 juin 2014

"L'immigration est la force des jeunes", Ahmed Tidiane WONE

L'avenir du continent africain dépend des actions de ses dirigeants actuels mais surtout de la posture de sa jeunesse. Dans son exposé sur le rôle des jeunes dans l'intégration africaine, à la journée d'intégration du Réseau des boursiers et anciens de la Fondation Konrad Adenauer (REBAFKA), l'ancien ministre de la culture Ahmed Tidiane Wone a exhorté les jeunes à connaître leur continent et à prendre conscience des enjeux liés à ses richesses de ce vaste territoire.  

mardi 6 mai 2014

Audio: « Les journalistes parlent de tout excepté d’eux-mêmes », Diabou Bessane

«Au nom de la liberté de la presse » est le documentaire  réalisé par Diabou Bessane. Elle revisite à travers ce film l’histoire de la presse au Sénégal par les témoignages des hommes et femmes (pionniers) qui ont marqué et marquent toujours la presse sénégalaise.  Diabou Bessane est également revenu sur les difficultés auxquelles elle a été confrontée durant la réalisation de ce documentaire. 

mercredi 2 avril 2014

"La diplomatie gabonaise n'a pas de visage précis", Pierre NTSIET NGOLO - Conseiller Académique Ambassade Gabon au Sénégal

Le mot du conseiller académique de l'ambassade du Gabon au Sénégal, Pierre NTSIET NGOLO, représentant son excellence Guy Blaise NAMBO WEZET à la journée médicale de sensibilisation et de dépistage organisée par l'Association des étudiants gabonais de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

"On veut participer à la vie sociale des populations", Ornalla Clémence Mintsa, Présidente AEG-Ucad

L'association des étudiants gabonais de l'Ucad (AEG-Ucad) a organisé une journée de sensibilisation médicale et de dépistage au lycée Mixte Maurice DELAFOSSE. Au cours de cette journée qui s'est achevée par une conférence sur les différents types de cancers, les populations ont bénéficié des consultations et des médicaments offerts gratuitement à cette occasion. Interview


mardi 11 février 2014

AUDIO: AIESEC-Cesag dévoile son programme 2014

La section Cesag de l’Association internationale des étudiants en science économiques et commerciales (AIESEC) a procédé au lancement de ses activités de l’année 2014, le samedi 8 février, à l’auditorium du Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag). Le président du comité local de cette association internationale basée au royaume des Pays-Bas, Abdoul TIOTÉ, présente les différents projets retenus pour l’exercice de l’année en cours. Interview 

AUDIO: "Tout gabonais vivant à l’étranger est un ambassadeur de son pays", Guy Blaise NAMBO WEZET

La communauté gabonaise vivant au Sénégal a présenté ses vœux au corps diplomatique le samedi 8 février 2014 à partir de 16h30. Axée sur les thèmes de l’union et de la responsabilité, cette cérémonie a réuni l’ensemble des associations gabonaises (ASEEGS, ASGAS, CGC, AFI…), au Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag). 

vendredi 31 janvier 2014

AUDIO: Relations Sénégal - Pays-Bas côté histoire

 Ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal
L’Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas en poste à Dakar depuis août 2012, son excellence Pieter Jan Kleiweg De Zwaan, était au Cesti le mercredi 29 janvier 2014. Il a abordé les points historiques des relations néerlando-sénégalaises.   




mercredi 29 janvier 2014

A quand une demi-finale pour le Gabon ?

Après sa performance face à la Mauritanie lors de la dernière journée des matches de poules (4-2), on pensait que le Gabon allait passer avec brio les quarts de finale de la troisième édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN  2014), en Afrique du Sud.  Mais la Libye, invitée surprise des quarts de finale, a éliminé le Gabon le dimanche 26 janvier 2014.

Les Chevaliers de la Méditerranée ont ouvert le score par Abdessalam Omar (51e) avant que les Panthères n’égalisent grâce à Daniel Cousin (75e) sur penalty. Après deux parties de prolongation, le score n’a pas évolué.  Il a fallu une séance de tirs au but pour départager les deux formations. Et c’est le gardien Nashnoush qui se distingue en arrêtant les tirs des gabonais Bonaventure Sokambi Taty et Alain Djissikadié. 

Est-ce là le spectre du quart de finale de 1996 qui suit les Panthères du Gabon ? On est tenté de répondre par l’affirmative.  L’ex Azingo National (Lac Azingo, ancien nom de l’équipe nationale du Gabon) a atteint pour la première fois les quarts de finale en 1996, mais perd ses eaux face à la Tunisie aux tirs aux buts (1-1  4-1).

Le 5 février 2012 à Libreville, le Gabon a eu une nouvelle occasion pour franchir cette phase de la Coupe d’Afrique des nations face au Mali. C’était sans compter sur la rage de l’équipe malienne qui est considérée comme le bourreau des pays organisateurs de la compétition (le Cameroun en 1972, le Gabon en  2012 et l’Afrique du sud en 2013). 

Cheick Diabaté (FCG Bordeaux) égalise à 5 minutes de la fin du match (1-1). Les prolongations n’ayant pas permis de départager les deux équipes, s'ensuit alors une séance de tirs aux buts.  Le Gabon s'incline 4 tirs contre 5, à la grande déception d’un peuple qui voyait déjà son équipe en demi-finale voire en finale et surtout que la finale s’est  disputée à Libreville. Et pourtant les Panthères avaient fait un parcours sans faute avec 3 victoires en 3 matchs (Niger, Maroc et Tunisie). La meilleure performance de l’équipe A dans un tournoi continental.

Ces échecs dévoilent aussi l’incapacité des footballeurs gabonais à gagner des matchs décisifs. Le cas par exemple des défaites face au Cameroun au cours des phases préliminaires du mondial 2010 ou de la CAN 2013 face au Togo.

Avec cette élimination du CHAN 2014, le sélectionneur des locaux Stéphane Bouguendzas a marché sur les pas de Gernot Rhor et d’Alain Da Costa Souares (coach du Gabon en 1996), alors qu’il avait les moyens d’atteindre le tour suivant. Les Panthères se cassent une fois de plus les crocs et offrent leurs griffes à leurs adversaires. Cet échec déclenche à nouveau le syndrome des quarts de finale, qui depuis 1996, prive le Gabon d’une  demi-finale des compétitions de la CAF.

Hormis les victoires en complétions régionales (Coupe de la CEMAC), le seul grand succès de l’histoire du football gabonais reste la première édition du Championnat d’Afrique des moins de 23 ans. Le Gabon a gagné le Maroc (2-1) en finale, le 10 décembre 2011, à Marrakech. 

Cette victoire a également qualifié le Gabon aux Jeux olympiques de Londres de juillet 2012. Ce premier couronnement continental montrait le chemin à suivre durant la CAN 2012, pour ce pays d’Afrique centrale, qui ne s'est jamais qualifié pour une phase finale de Coupe du monde de football.


jeudi 23 janvier 2014

AUDIO : « Le journaliste doit donner à l’opinion des éléments d’appréciation », Mamadou KASSÉ

L’organisation non gouvernementale Article 19 a procédé, le mercredi 22 janvier 2013, à la présentation de son monitoring intitulé "Femmes-Médias" au Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information. Cette étude analyse la couverture de l’information sur les femmes dans les médias sénégalais. Mais au cours de cet atelier, (le modérateur) Mamadou Kassé, journaliste-enseignant au Cesti a tenu à rappeler aux étudiants le rôle du journaliste dans la société.

jeudi 16 janvier 2014

Audio: "La saison prochaine, on doit taper très fort" (Noël Minko Coach Panthères - Dakar)

Les Panthères (Dakar), ont remporté, Face au Burkina Faso, le tournoi estudiantin inter-communautaire du Sénégal le dimanche 12 janvier 2014. Après un score de un but partout à la fin du temps réglementaire, les poulains du coach Noel Minko, se sont imposés aux tirs au but, 4-2, au stade de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. C’est la deuxième compétition gagné par les panthères au cours de la saison 2012-2013. Noël Minko s'exprimait après la victoire de son équipe.

vendredi 6 décembre 2013

AUDIO: Mohamed Fall, responsable de Totok, « On pose le débat à la place des sans-voix »

«Totok» intérêt non mot diola qui signifié: «ça suffit». C'est aussi le nom d'une troupe de théâtre composent essentiellement des Jeunes originaires de Ziguinchor. Mohamed Fall est le responsable de cette troupe. Il revient sur les conditions de naissance, le choix des thèmes et les perspectives de l’année 2014 de la troupe Totok, après la présentation de la pièce «Le mariage Forcé», ce mercredi 04 décembre à la Fondation Konrad Adenauer. Interview.

mardi 26 novembre 2013

ESEA : La 39ème promotion en voie d’être sur le marché du travail

Image previewLa valeur d’un étudiant est sanctionnée par un examen. Et quelque soit sa forme, son objectif est de vérifier si les apprenants ont maîtrisé les notions dispensées au cours de leur formation. C’est à cet exercice que se livrent depuis plus d’une semaine les étudiants en quatrième année de l’Ecole supérieure d’économie appliquée.

Depuis le 15 novembre 2013, les étudiants de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (ESEA ex ENEA) font face au jury pour les soutenances de leur mémoire de fin de cycle. Ces activités changent l’ambiance particulière dans cet établissement réputé pour le calme qui y règne souvent. Parents, amis et connaissances  investissent les salles réservées à cet effet pour encourager les futurs ingénieurs.

La soutenance est un des moments forts de la fin de formation dans presque tous les établissements d’enseignement supérieurs. A l’ESEA, l’attestation délivrée à l’issue de cet examen, sanctionne quatre années d’apprentissage, rythmé par des séjours ruraux et des stages en entreprise pour l’application des connaissances théoriques acquises.

Elle est aussi une étape importante en terme d'identité et de reconnaissance professionnelle pour ces étudiants car cette phase leur permet de devenir des « ingénieurs » en planification économique et gestion des organisations (PEGO), en aménagement du territoire et gestion urbaine (ATEGU), en éducation développement et animation (EDA) et en statistiques et démographie (SD) qui vont rejoindre le marché du travail.

C’est en effet, la mission de l’ESEA, installée à Dakar depuis 1963, qui est un établissement d'enseignement supérieur au Sénégal. L’ESEA a pour but de former des cadres du développement.

Depuis septembre 2009, l'École Nationale d'Économie Appliquée porte désormais le nom de l'École Supérieure d'Économie Appliquée (ESEA). Ce changement de nom intervient dans un contexte de mutation générale de l'institution engagé depuis 2008 (Arrêté n° 0496 du 20 mai 2008). C’est-à-dire son intégration à l'université Cheikh ANTA DIOP de Dakar (UCAD) mais en gardant toujours son autonomie.

Ce rattachement a conduit à un climat de tension entre les étudiants et la direction de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (ESEA). Car selon les étudiants, ce  processus reste inachevé.    

jeudi 21 novembre 2013

Varsovie sur les changements climatiques : Un nouveau sommet mondial sur le climat inefficace.

Depuis la prise de conscience des impacts des activités humaines sur le climat, les conférences régionales ou internationales sur le climat se succèdent chaque année. Elles ont toutes  un point commun : les négociations n’aboutissent sur de véritables avancées, les décideurs se satisfont pratiquement  dans inertie. 

En effet, il n’y a que d’ajustements à la marge, des déclarations creuses, engagements repoussés, compromissions alors que l’état du climat ne cesse de se dégrader. Et pour le cas de Varsovie, les Organisation non gouvernementales claque la porte. Cette attitude n’est rien que l’expression du désarroi des défenseurs de l’environnement. 


Pourquoi organiser de telles rencontres si ce n’est que pour aboutir  tout le temps à des résultats qui n’atteignent pas les objectifs fixer?   

AUDIO: Les réformes foncières ne profitent pas aux paysans

Au Sénégal, les conflits dus à l’affectation de terres à des investisseurs privés sont nombreux. La non prise en compte des droits des cultivateurs locaux occasionne parfois une spoliation des terres détenues par des autochtones, selon Madame Marième Sow de Enda Pronat. Invitée au Centre des Sciences et Techniques de l’Information (Cesti) dans le cadre des Carrefour d’actualité, elle a fait le plaidoyer des cultivateurs. Pour elle l’acte III de la décentralisation ne va pas changer la situation des cultivateurs car le passage du statut des communautés rurales en des communes ne profitent pas aux ruraux. Car ce seront les investisseurs étrangers qui auront les faveurs de l’État en matière de foncier. Ce qui justifie son cri d'alarme. 

mercredi 20 novembre 2013

Raymond Ndong Sima: Des propositions pour une réouverture des établissements



Le secteur « éducation » renoue avec ses habitudes. En effet depuis quelques temps, pas une année ne passe sans que ce domaine qui doit former les futurs travailleurs de notre Gabon ne connaisse une grève ou autre forme d’interruption.

A la suite des récents troubles intervenus dans le secteur et ayant conduit à la fermeture des établissements d'enseignements, le Premier ministre s’est entretenu avec les principaux syndicats de l'éducation et la fédération des parents d'élèves, ce mardi 19 novembre 2013.

Cette rencontre a permis au chef du gouvernement de donner les propositions pour la résolution des problèmes posés à cette occasion. Raymond Ndong Sima a également rassuré les partenaires sociaux sur l'effectivité du payement intégral des vacations de l’année en cours et du traitement d'autres dossiers importants : la situation salariale des enseignants du pré primaire ou le règlement des rappels de solde à l'échéance convenue.

Une date pour réouverture effective des établissements d'enseignement est prévue au cours de cette semaine. L’annonce sera faite par le gouvernement qui devra très vite satisfaire les doléances des enseignants que ces derniers ne reprennent leur mouvement de revendication.

AUDIO: Orange mise sur la qualité de service

La Sonatel a lancé le 10 octobre 2013 la phase pilote de son réseau 4G. Ce réseau couvre pour le moment quatre zones à Dakar et à Saly en attendant l'attribution d'une licence de l'Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) pour son exploitation commerciale. Cette entreprise diversifie ses actions dans le but d'offrir des produits à bas prix à ses abonnés. C'est en sens que la bonne qualité de service est la priorité N°1 chez Orange.

mardi 29 octobre 2013

La déclaration de politique générale: Un exercice commun aux premiers ministre sénégalais et gabonais

Près de deux mois après sa nomination à la tête du gouvernement, Aminata Touré a prononcé son discours de politique générale. Elle est la onzième depuis l’indépendance du Sénégal. C’est une sorte de grand oral, prononcé à l’Assemblée nationale. Son objectif est de présenter et de défendre la politique du gouvernement auprès des députés.  Mais quelle différence y a-t-il entre celle faite au Sénégal et la déclaration de politique générale au Gabon ?

Le discours de politique générale est une tradition de la Ve République en France. Mais elle n’est inscrite dans la constitution. Encore appelé Grand oral au Sénégal ou Prestation de serment  au Gabon, l’acte reste le même.

Au Gabon, la Déclaration de politique générale du Premier ministre à l'Assemblée nationale, est régie par l’article 28a de la loi fondamentale. Il dispose qu’ «elle doit se faire 45 jours après la nomination du Premier ministre » avec obligation de la soumettre au vote de confiance.  

Au Sénégal, pas de vote de confiance obligatoire mais cette pratique est instituée par l’article  5 de la constitution.

Cet exercice qui se veut républicain et démocratique, a valeur de symbole. En effet, c’est un moment qui met en relation deux pouvoirs : l’exécutif et le législatif.

Côté ambiance, le contraste est énorme. Au palais Léon Mba de Libreville,  la solennité domine et c’est un passage facile pour le Premiers ministre. En effet, il est militant du parti au pouvoir, largement majoritaire à l’Assemblée Nationale avec de 118 députés sur 120.

Dans l’hémicycle du bâtiment de la place Soweto, l’atmosphère est différente. Les interventions des députés passent facilement des félicitations aux critiques virulentes. « Du réchauffé, du déjà entendu » ou encore celle de Fatou Thiam qualifiant le discours de Mimi Touré « d’imprécis, inodore, sans couleur, sans saveur et dépourvu de vision ». Une atmosphère chaude due à la présence de nombreux députés de l’opposition à l’assemblée nationale du Sénégal. 

samedi 12 octobre 2013

Radio-Gabon : "une doyenne" qui doit toujours faire ses preuves ?



Radio-Gabon est créée en 1959. Mais les textes posant les bases de ce média remontent au 8 octobre 1957 avec l’acquisition et l’installation des stations d’écoute dans les Etats sous administration coloniale. Cette radio a remplacé la Radio de l’Afrique Equatoriale française, qui elle fut créée en 1946 à Brazzaville. Le Gabon figure donc parmi les pays africains disposant d’une radio sous l’administration coloniale.

Depuis 1963, date de création de la télévision, Radio-Gabon et la chaîne de télévision aujourd'hui appelée Gabon-Télévision, font parti de l’entreprise RTG1, du moins jusqu’à l’application des décrets portant création, organisation et fonctionnement de ces médias prévue en 2015 selon le ministre de la communication. Ce sont donc deux sœurs qui comme leur personnel se côtoient chaque jour d’autant qu’elles sont logées dans le même bâtiment : la Maison Georges Rawiri.

Cependant, des faits qui semblent banaux attirent l’attention. Pour les visiteurs qui prennent le temps de scruter la devanture de la Maison Georges Rawiri, constateront sans effort que sur les mâts situés à l’entrée principale de ce complexe, que le drapeau du Gabon et l’étendard de Gabon-Télévision. Celui de Radio-Gabon brille par son absence. Le constat est le même dans le hall du bâtiment.

En interne, toutes les demandes de couverture médiatique adressées à la direction générale de la RTG portent toujours la mention « Gabon-Télévision » alors que les deux chaines ont un seul et même directeur général.

Sur le terrain, les interlocuteurs accordent plus de crédit aux journalistes de télévision. Une situation conjoncturelle due certainement au fait que les gens préfèrent voir et regarder au détriment de la lecture ou de l’écoute.  

Est-ce là, un signe d’alerte à la radio qui perd sa notoriété au point de se faire méconnaître alors qu’elle reste le média qui permet d’informer les plus grand nombre de Gabonais, la télévision n’étant pas accessible à tous ? Ou est-ce simplement un appel à la radio qui doit continuellement se battre pour redorer son blason de « doyenne » des radios gabonaises ?

L’amélioration des programmes proposés à ses auditeurs pourrait constituer une piste de sortie de cette situation.