mardi 13 mars 2012

La violence d'Etat

Durant les manifestations du "Printemps arabe", du premier tour de la campagne au Sénégal et en ce moment en Syrie, l'on ne cesse de voir la police ou d'autres forces armées faire usage de la violence pour repousser, disperser ou anéantir les protestataires ou les insurgés. Cependant y a-t-il (existe-il) des violences légitimes dans un Etat?

 La violence est l'utilisation de la force physique ou psychologique pour contraindre, dominer, causer des dommages ou la mort. Elle implique de ce fait des coups, des blessures et de la souffrance. On distingue plusieurs types de violences(personnelle, criminelle, économique, pathologique...) et leurs définitions varient selon les époques, les milieux, les lieux et les évolutions sociales et technologiques.

Intéressons nous à la violence d'Etat. Les Etats pratiquent discrètement ou revendiquent selon la définition de Weber, un << monopole de la violence légitime>> pour exécuter les décisions de justice, assurer l'ordre public, ou en cas de guerre (ou risque de guerre: le terrorisme, les doctrines de guerre ou d'autres formes de violences extrêmes telles que le génocide). 
Ainsi, la violence est une prérogative de l'Etat. Elle se définit comme le droit et le devoir de recourir à la contrainte matériel pour imposer le droit et l'ordre constitutionnels contre les résistances illicites en respectant les principes de la séparation des pouvoirs, de l'égalité.
Toutefois, bien qu’étant nécessaire pour le rétablissement de l'ordre public, fort est de constater que l'usage de la violence laisse très souvent des séquelles indélébiles (Sénégal: environ 10 morts; Printemps arabe: plus de 55 600 morts; Syrie: plus de 7600 morts sans oublier les blessés et dégâts matériels), quand bien même d'autres solutions sont envisageables et  les revendications des populations sont nécessaires à l'améliorations des conditions de vie.

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