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| Photo Cesti Amicale |
L’Amicale des étudiants du Centre d’Etudes des
Sciences et techniques de l’Information (CESTI) a organisé, ce mercredi 20
juin, une « Journée de
parrainages ». Mais avant de passer à l’objet de ladite journée précédé,
deux débats sur « L’étique et la déontologie
du journalisme durant les élections », animé par M. MBAYE et « Le traitement de l’information en période
électorale » par Mame Less Camara.
A l’ouverture le président de l’Amicale du CESTI, les
participants ont observé une minute de silence à l’endroit du premier directeur
de la radio « Sud FM » décédé.
« En quoi
le journaliste est-il concerné dans la bonne marche et gestion de la cité ? » C’est par cette interrogation que M. Mbaye a
lancé son propos. Les périodes électorales sont des phases particulières pour
les journalistes. Il a soutenu que « la
presse est identifiée comme un élément pouvant conditionner et déterminer le
résultat d’un scrutin. La presse est parfois, pour les candidats, conciliante,
encombrante menant jusqu’au conflit d’intérêt et la presse se glisse parfois
sous la bannière d’un parti ». Elle constitue de ce fait un avantage
concurrentiel pour la persuasion des communicateurs et autres marketeurs d’un
candidat donné. On assiste alors à une marchandisation politique dans des
conditions parfois douteuses.
« La presse,
dans ses rapports avec le citoyen a-t-il poursuivit, a
l’obligation de passer les messages des candidats par le filtre de l’analyse
critique sans jamais prendre position, sans parti-pris dans le respect de tous
sans relayer des propos diffamatoire car
elle est l’intermédiaire entre les politiques et les populations ».
Cela dit que nous (journalistes) devons être
indépendants et distants des personnes que nous invitons sur nos
plateaux quelque soit la ligne éditoriale du média.
La presse existe en tant que fonction centrale car
elle est la plate-forme de la circulation de l’information. Ainsi la presse ne
constitue pas un auxiliaire des partis politiques ou de l’Etat, mais un acteur
de la société de par son rôle fondamental d’inter-médiation.
M. MBAYE répondant à la préoccupation de M. Mamadou NDIAYE
sur les enveloppes données par l’ancien président aux équipes des journalistes
qui l’accompagnaient durant la campagne et que certains avaient refusé, a souligné
que ceux qui avaient refusé avaient fait «une bonne action » car il estime que « l’argent , bien qu’étant nécessaire pour le
fonctionnement des médias, a pourrit la presse ». Ils se sont trouvés
dans des enjeux qui sortent de leur mission d’information.
S’agissant du « Le traitement de l’information en période électorale » Mame Less Camara a affirmé
que : « c’est l’un des
moments où le journaliste est investi sa responsabilité, de sa sensibilité dans
la collecte, le traitement et la diffusion de l’information ». Il est donc
un acteur « d’égal importance » que le politique et l’opinion qui
n’est ni invité ni intrus durant les joutes électorales.
Il décide de ce qu’il va mettre en exergue dans le
discours du politique. Il produit donc un discours sur le discours du candidat
d’où la nécessité à bien appréhender la problématique traitée (économique,
sociale…) dans le discours afin de bien le restituer car il est l’interférence
entre le politique et l’opinion il ne doit donc pas donner une orientation.
De là nait « l’importance
du choix des genres rédactionnels qui fausse parfois le rendu, selon lui, au moment du traitement de l’information
pour éviter de fabriquer un produit à laisser à l’appréciation des populations ».
En somme, la presse a de l’influence et de par cette
influence, une capacité de nuisance, de dénonciation, de légitimation raison
pour laquelle elle constitue le « quatrième pouvoir » (et la
politique, un pouvoir de manipulation).

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