jeudi 21 juin 2012

Journée de parrainages au CESTI


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 Photo Cesti Amicale

 L’Amicale des étudiants du Centre d’Etudes des Sciences et techniques de l’Information (CESTI) a organisé, ce mercredi 20 juin, une « Journée de parrainages ». Mais avant de passer à l’objet de ladite journée précédé, deux débats sur « L’étique et la déontologie du journalisme durant les élections », animé par M. MBAYE et « Le traitement de l’information en période électorale » par Mame Less Camara.



A l’ouverture le président de l’Amicale du CESTI, les participants ont observé une minute de silence à l’endroit du premier directeur de la radio « Sud FM » décédé.

« En quoi le journaliste est-il concerné dans la bonne marche et gestion de la cité ? »  C’est par cette interrogation que M. Mbaye a lancé son propos. Les périodes électorales sont des phases particulières pour les journalistes. Il a soutenu que « la presse est identifiée comme un élément pouvant conditionner et déterminer le résultat d’un scrutin. La presse est parfois, pour les candidats, conciliante, encombrante menant jusqu’au conflit d’intérêt et la presse se glisse parfois sous la bannière d’un parti ». Elle constitue de ce fait un avantage concurrentiel pour la persuasion des communicateurs et autres marketeurs d’un candidat donné. On assiste alors à une marchandisation politique dans des conditions parfois douteuses.

« La presse, dans ses rapports avec le citoyen a-t-il poursuivit,  a l’obligation de passer les messages des candidats par le filtre de l’analyse critique sans jamais prendre position, sans parti-pris dans le respect de tous sans relayer des propos  diffamatoire car elle est l’intermédiaire entre les politiques et les populations ». Cela dit que nous (journalistes) devons être  indépendants et distants des personnes que nous invitons sur nos plateaux quelque soit la ligne éditoriale du média.

La presse existe en tant que fonction centrale car elle est la plate-forme de la circulation de l’information. Ainsi la presse ne constitue pas un auxiliaire des partis politiques ou de l’Etat, mais un acteur de la société de par son rôle fondamental d’inter-médiation.

M. MBAYE répondant à la préoccupation de M. Mamadou NDIAYE sur les enveloppes données par l’ancien président aux équipes des journalistes qui l’accompagnaient durant la campagne et que certains avaient refusé, a souligné que ceux qui avaient refusé avaient fait «une bonne action » car il estime que « l’argent , bien qu’étant nécessaire pour le fonctionnement des médias, a pourrit la presse ». Ils se sont trouvés dans des enjeux qui sortent de leur mission d’information.

S’agissant du « Le traitement de l’information en période électorale »  Mame Less Camara a affirmé que : « c’est l’un des moments où le journaliste est investi sa responsabilité, de sa sensibilité dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information ». Il est donc un acteur « d’égal importance » que le politique et l’opinion qui n’est ni invité ni intrus durant les joutes électorales.

Il décide de ce qu’il va mettre en exergue dans le discours du politique. Il produit donc un discours sur le discours du candidat d’où la nécessité à bien appréhender la problématique traitée (économique, sociale…) dans le discours afin de bien le restituer car il est l’interférence entre le politique et l’opinion il ne doit donc pas donner une orientation.

De là nait « l’importance du choix des genres rédactionnels qui fausse parfois le rendu, selon lui, au moment du traitement de l’information pour éviter de fabriquer un produit à laisser à l’appréciation des populations ».

En somme, la presse a de l’influence et de par cette influence, une capacité de nuisance, de dénonciation, de légitimation raison pour laquelle elle constitue le « quatrième pouvoir » (et la politique, un pouvoir de manipulation).
   

  

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