samedi 29 septembre 2012

GABON-EDUCATION: Suppression du concours d’entrée en 6ème, entre avancée et craintes



Le Premier ministre, Raymond Ndong Sima, a annoncé , jeudi à l’hôtel Re-Ndama (Libreville), la suppression du concours d’entrée en 6ème dès la rentrée 2013-2014 au cours d’une conférence de presse qu’il a accordé à la presse nationale et internationale. Il a réagit à  diverses préoccupations évoquées,  notamment la rentrée scolaire fixée à lundi.

‘’Le concours d’entrée en 6ème sera supprimé à la rentrée 2013-2014. Cette fois-ci c’est officiel’’, peut-on dans le quotidien L’Union de vendredi.
Le journal a rappelé que cette mesure est un acquis des ‘’Etats généraux de l’Education’’ tenus à LBV en mai 2010.

Avec cette suppression, ‘’seules les élèves méritant de 5ème année primaire iront en classe supérieure, poursuit-il dans son analyse,  car ‘’le concours d’entrée en 6ème était favorable au filtrage des élèves en fin de cycle primaire. Il apparaissait ainsi comme un palliatif au déficit de salles observé sur l’ensemble des établissements’’.

Bien que le Premier ministre aie mis fin au retard de l’application de cette recommandation des ‘’Etats généraux de l’Education’’, cette annonce, qui se veut être le début de ‘’l’illustration de la modernité du système éducatif gabonais, suscite tout de même craintes et interrogations.

Le quotidien fait remarquer que ces craintes et ces interrogations sont liées d’une part à l’accueil et à la question d’orientation qui pourra aboutir à ‘’l’instauration d’une sélection drastique’’ ou l’installation de la d’une forme de ‘’discrimination’’ des chefs des établissements secondaires d’autre part.

‘’Ce système pourra t-il absorber le supplément d’élèves résultant de la suppression du concours’’, s’interroge L’Union notant que c’est la question fondamentale. La pléthore des effectifs étant une constante de ce système éducatif.

‘’Il faudrait construire annuellement deux cent cinquante salles de classe’’ pour contenir ce flux, a indiqué le chef du gouvernement qui se trouve ainsi face à un défi de taille dans ce secteur. 

Ces réalisations (si elles commencent au cours de l’année 2013)  vont s’ajouter à la réhabilitation des établissements primaires, secondaires et universitaires existant sur l’ensemble du territoire (à l’UOB, LPIG…), établie sur une durée de dix ans  –autre acquis des ‘’Etas généraux de l’éducation- déjà entamée.

La formation et singulièrement l’insuffisance du personnel enseignant constituent en outre l’une des craintes. Un  professeur a à sa charge trois à quatre classes composées chacune d’une soixantaine d’élèves : condition difficile pour assurer un suivi de qualité malgré les efforts des éducateurs (trices).

Toutefois, une opposition qui pourrait naître entre les professeurs et parents soucieux d’obtenir à tout prix de bonnes notes pour leurs enfants, inquiète L’Union.

La rentrée de classe, effective lundi, est un sujet sensible et le Premier ministre Raymond Ndong Sima a, avec son équipe du peint sur la planche.  

vendredi 28 septembre 2012

Sorti d’un nouveau court-métrage pour la lutte contre les OGM dans le monde


Dakar, 28 sept (APS) –  Un nouveau court- métrage dénommé  ‘’ Graines de liberté (Seeds of Freedom, en anglais’’   mettant en  exergue  les énormes impacts de l’application des Organismes génétiquement modifiés (OGM) sur l'agro-biodiversité industrielle mondiale et les contributions des organisations des pays africains touchés par ses semences est sorti récemment, annonce un communiqué transmis à l’APS.

jeudi 27 septembre 2012

Utilisation durable des mers au Sénégal, enjeu pour la protection de l’environnement


L’utilisation durable des mers est un enjeu pour la protection de l’environnement au Sénégal selon la Direction des pêches maritimes, a constaté l’APS à la Journée mondiale de la Mer célébré au Cercle Mess des Officiers, ce jeudi.

En effet, ‘’La protection de l’environnement marin et gestion des ressources halieutiques : les solutions pour une utilisation durable des mers au Sénégal’’ est le sous thème animé par Manel, représentant cette structure.

Pour lui, la bonne gestion des mers et des ressources halieutiques passe par une ‘’politique volontariste de l’Etat pour une pêche durable, des réformes du cadre juridique pour l’élaboration et la mise en œuvre des plans de d’aménagement des pêcheries maritimes en relation avec les structures publiques et les organisations professionnelles privées’’.

‘’Un plan d’aménagement de la crevette est déjà élaboré et sera mis en œuvre en 2013’’ a-t-il affirmé.

M. Manel a, par ailleurs, rappelé quelques chiffres de l’exploitation maritime.

Il ressort que la pêche occupe 12% du PIB du secteur primaire national grâce aux 120 de navires essentiellement composés des chalutiers et surtout 18500 pirogues de pêche artisanale qui assurent 90% des débarquements.

Cependant ce secteur fait face à des contraintes liées à l'insuffisance de budget et au déficit du personnel, a-t-il constaté.

Renforcement de la sécurité maritime : un défi pour le Sénégal


Massamba Achille Gueye, représentant de l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM), a présenté les enjeux, les impacts, les risques ainsi que les éléments minimums à une bonne sécurité maritime. 

Exposant sur le sous thème : ‘’Renforcement de la sécurité et de la sûreté maritimes au Sénégal : Un défi pour tout Etat côtier’’, à l’occasion de la première édition de la  journée mondiale de la mer, M. Gueye a souligné l’importance du transport maritime au Sénégal.

‘’Le transport maritime est le moyen le plus important pour les échanges’’, a-t-il dit.

S’agissant des enjeux  de la marine, il a mentionné qu’ils concernent principalement de la sauvegarde de la valeur d’agrément, de la création et le maintient d’emplois liés aux métiers de la mer et enfin l’enjeu du 3ème millénaire : les mers propres.

Pour lui, l’insuffisance de la sécurité, la vie des gens en mer constamment en péril et la perte de valeur des agréments maritimes ont des impacts sur l’activité maritime voire la vie des Sénégalais.

‘’Un système de transport sûr,  fiable et économiquement sain, est le levier pour réduire le coût des prix des denrées de première nécessité’’, a soutenu le représentant de  l’ANAM d’où la pertinence des projets de réduction de frais à la tonne initié par cette agence.

En ce qui concerne les risques, la  pollution et l’insécurité ont été les grands problèmes cités.

M. Gueye a par ailleurs a fait somme toute des éléments minimums à une bonne organisation institutionnelle.


Pour se faire, la conformité des navires à la réglementation sécuritaire et aux textes supra nationaux, la bonne formation du personnel,  les alerte précoces pour des  suffisante en situation d’urgence ainsi que la visualisation de l’ensemble de l’espace maritime sont indispensables.

Sûreté et sécurité maritime au centre de la 1ère Edition de la Journée mondiale de la Mer

Le ministre de la Pêche et des Affaires maritimes et le directeur général de l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM) ont évoqué l’importance de la sûreté et de la sécurité maritime, jeudi au Cercle Mess des Officiers, à la première édition de la  Journée mondiale de la Mer, sous le thème ‘’ Le Sénégal maritime en 2012 : défis, innovations et perspectives’’.

Le directeur de l’ANAM, s’exprimant le premier dans la phase des allocutions d’ouverture, a préconisé ‘’la revue de la sûreté et de la sécurité maritime en vue de ne jamais baisser la garde’’ car ‘’ la circulation maritime est un gage de compétitivité’’.

‘’J’invite les opérateurs à se mettre aux normes en vigueur de la navigation’’, a-t-il lancé en exigeant une réponse efficace de la part de tous et une vision de toutes les instances. 

Yérim Thioub a prôné la mise en place ‘’d’une navigation de plus en plus sûre dans des mers de plus en plus propres’’ qui respecte les normes environnementales internationales.

‘’ Cette journée intervient au lendemain de la célébration du 10ème anniversaire du naufrage du Joola’’, a rappelé Papa Diouf ministre de la Pêche et des Affaires maritimes.

Il a ensuite noté la prise de conscience par le Sénégal de la nécessité des mesures de sûreté et de sécurité maritimes et le rôle vital du secteur maritime pour tous les sénégalais.

‘’Le transport maritime assure 95% des échanges du Sénégal’’, a-t-il dit, en donnant les deux enjeux majeurs de la navigation maritime : ‘’la sauvegarde de la vie des gens en mer et sécurisation de l’espace maritime’’.

Pour lui, c’est l’occasion de jeter un faisceau de lumière sur les réalités sénégalaises marquées par plusieurs préjudices.

Papa Diouf a fait remarqué qu’en mer ‘’le risque zéro (0)’’ n’existe pas, et que les navigateurs sont toujours en danger (piraterie, criminalité…).

Le ministre de la Pêche a rendu hommage à la synergie des entreprises privées du secteur maritime et a assuré ‘’la totale disponibilité’’ des autorités à accompagner tout engagement visant l’amélioration de la sécurité et de la sûreté maritime. 

mercredi 26 septembre 2012

10, 5 milliards de FCFA pour le renforcement de la bonne gouvernace

Amadou Kane, ministre de l'Economie
Le ministre de l’Economie et des Finances et Dominique Dellicour, chef de délégation de l’Union européenne (UE) au Sénégal  ont signé, mercredi à Dakar, trois conventions de financement de projets d'un montant de 10, 5 milliards visant le renforcement de la gouvernance dans les secteurs stratégiques, au bâtiment abritant les services du ministère.

Les conventions concernent particulièrement ‘’l’appui à la modernisation de l’état civil, l’appui à la réforme de la gestion du foncier urbain et l’aménagement durable des pêcheries du Sénégal (ADuPes)’’.

S’agissant de l’appui  à la modernisation de l’état civil chiffré à 3,3 milliards FCFA consentis sur 4 ans, Mme Dellicour a affirmé que le projet ‘’permettra   le renforcement du processus de la réforme du système d’enregistrement des actes d’Etat civil à travers l’amélioration du système d’information, ainsi que des conditions d’archivage et d’accès aux données’’.

L’Etat civil, a-t-elle poursuivit, ‘’est le fondement de la citoyenneté et constitue la base  d’un Etat moderne et démocratique, l’enregistrement de la naissance conférant le droit à la protection, à l’éducation, à la nationalité et au vote’’.

La 2ème Convention de évaluée à 4,6 milliards FCFA sur la même durée, touche l’appui à la reforme de la gestion du système foncier urbain.

Selon Amadou Kane, ce soutien vise l’accompagnement et l’harmonisation de la révision du cadre juridique et réglementaire et le code foncier domanial.

 ‘’Cette amélioration, a-t-il ajouté, permettra  la simplification et la transparence des procédures bénéfiques au développement d’une communication entre tous les acteurs  et l’interconnexion des systèmes (cadastres, domaines, impôts) facilitant l’inventaire des biens de l’Etat’’.

‘’ La troisième Convention porte sur un secteur primordial dans l’économie du Sénégal par sa contribution au PIB national (2%)’’, a estimé la chef de délégation de l’Union européenne.

Le ministre de l'Economie a ajouté que ‘’cet engagement stimulera la gestion durable des ressources halieutiques (poulpe et crevette) par la régulation des activités du système des pêcheries’’.

‘’C’est pourquoi le projet de 2,6 milliards FCFA que nous signons aujourd’hui se veut un appui au souhait du gouvernement de mieux gérer les ressources halieutiques en régulant l’effort de pêche, a noté la représentante de l’EU. 

Exprimant sa satisfaction  et persuadé de l’exemplarité de la coopération entre l’UE et le Sénégal, le ministre de l'Economie et des Finances a assuré l’atteinte des objectifs dans les délais fixés’’.


Il s’est enfin félicité ‘’des performances remarquables’’ réalisées ces dernières années en matière d’engagement et de décaissement des ressources  signe de l’aboutissement d’un processus efficace. 





mardi 25 septembre 2012

Les travailleurs de la RTS et de la Poste lancent un cri de détresse


Les syndicats des travailleurs de la Poste et de la Radio Télévision Sénégalaise (SYNPICS/RTS et SNTPT La Poste) ont lancé, mardi  un cri de détresse  au président de la République pour déplorer  la mauvaise gestion de des directeurs de ces deux entreprises de service public.

 ‘’C’est un véritable cri de détresse que les travailleurs de nos deux entreprises lancent aujourd’hui en direction des autorités de la République, particulièrement au à son excellence Monsieur Macky Sall, Président de la République. La  RTS et la Poste sont entrain de mourir’’, a déploré le porte-parole des deux syndicats lors d’une conférence de presse au siège de la RADDHO.

Avec comme thème ‘’Sos pour la RTS et la Poste: quelles ruptures pour service  public et de qualité ?’’, Amadou Moustapha Diop a souligné que ‘’la pérennité d’un bon service public, la qualité de service au profit des clients et des usagers, le sort des travailleurs en terme de sauvegarde, de création d’emplois et de valeur ajouté sociale est intimement liée à la crise que connait ces entités’’.

‘’Vous ne pouvez pas assister à la mise à mort du service public dans notre pays. Vous vous devez de restaurer le véritable service public au niveau de la RTS et de la Poste, et au-delà du niveau national en préconisant des audits de gestion et la nécessité impérieuse des ruptures dans ce secteur’’ a-t-il ajouté en s’adressant au chef de l’exécutif.  

Revenant sur le diagnostic fait par les syndicalistes,  M. Diop a précisé que ‘’selon le rapport produit, la RTS est écrasée par un endettement difficilement supportable, une impossibilité à recouvrer les montants prévus pour la réception du matériel, une absence de réponse aux appels d’offre, la non perception des reliquats de frais de mission, l’IMP toujours en quête des 60 millions non versés, une absence des indemnités pour les employés appelés à faire valoir leurs droits à la retraite’’.

‘’Aujourd’hui, c’est toute cette infrastructure qui s’est effondrée’’, a-t-il scandé.

Pour la Poste, le syndicaliste a dénoncé la pléthore des effectifs due aux recrutements massifs et hors norme (passage de la masse salariale du simple au double, 5 à 10 milliards), les contrats nébuleux à caractère mafieux, les régularisations douteuses, des violations des libertés syndicales.

 ‘’Les problèmes qui sont ainsi posés dans nos entreprises, a relevé le syndicaliste ‘’ont un caractère transversal qui dépasse les revendications classiques qui continuent de nous préoccuper et interpellent tous les Sénégalais […]’’.

Le SYNPICS/RTS et SNTPT La Poste entendent élargir le mouvement à  d’autres syndicats du secteur de la communication afin d’aboutir à la résolution de cette crise dans le service public.

lundi 24 septembre 2012

Visite de Mata Sy Daillo à Tambacounda, à partir de ce lundi


Dakar, 24 Sept (APS) - Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat Mata Sy Diallo entame, à partir de ce lundi, une tournée dans la région de Tambacounda, dans le cadre de la relance des filières coton  annoncent ses services.

A cette occasion, Mata Sy Diallo visitera la SODEFITEX (Société de développement et des fibres textiles) et la bananeraie de Wassadou en vue du renforcement de ces filières, rapporte un communiqué transmis à l’APS.

La visite du ministre sera également axée sur  la réhabilitation de Centre de perfectionnement des artisans ruraux de Misssiarh dont dépend l’état des prix des denrées de première nécessité, selon cette source.

MOSY /BK

vendredi 21 septembre 2012

Remise de diplôme à 1465 élèves professeurs et inspecteurs, samedi

UCAD

La  Faculté  des Sciences  et Technologies de l'Education et de  la Formation (FASTEF)  organise samedi, à 9 heures, une  cérémonie  de  remise de  diplômes  aux  1465  sortants de  l'année 2011-2012, selon un communiqué du chargé de la communication de l'UCAD

Prévue à l’amphi théâtre de l’UCAD 2, cette cérémonie de remise de diplômes, concerne essentiellement les élèves professeurs  pour  l'enseignement moyen  général et secondaire  et les inspecteurs de l'enseignement, indique le texte.

Cette manifestation sera présidée par Serigne Mbaye Thiam, ministre de l'Enseignement  supérieur et de  la Recherche, ajoute la même source.

Le recrutement en ligne au menu d’un salon régional, à partir du 19 novembre


Le forum Convergences, premier salon panafricain de recrutement  ‘’100 % en ligne 3D’’  destiné aux cadres et aux diplômés africains, tiendra sa première édition à partir du 19  novembre, annonce un communiqué reçu à l’APS.

Cette rencontre qui prend fin le 23 novembre ‘’s’adresse à l’ensemble du continent’’, particulièrement ‘’aux jeunes diplômés, cadres et à toute personne à la recherche d’opportunités de carrière en Afrique’’, et donne ‘’la possibilité de participer gratuitement à l’évènement, à partir de n’importe quel point du globe’’, indique le document.

Selon les organisateurs, ce salon 100% en ligne utilisant une plateforme 3D facile d’accès va réunir plus de 20.000 professionnels et candidats africains qui sont attendus et plus de 20 grandes multinationales et grands groupes africains sont sur la ligne de départ.

Ils ajoutent que ce forum vise l’ouverture des portes des grandes multinationales aux Africains qui ne disposent pas de contact direct avec les grandes corporations du continent.

 ‘’Il s’agit pour les organisateurs d’ouvrir les portes des plus grandes entreprises du monde, à tous ces  ‘’cerveaux africains’’, qui ont peu de chances d’être en contact direct avec les décideurs au sein des grands groupes en Afrique’’, affirme Yann Hazoumè, Directeur de People Development, cabinet à l’origine de l’initiative, cité dans le document.

Selon la même source, cette plateforme cible aussi le ‘’réservoir de cerveaux africains de la Diaspora’’ et offre pour la première fois, ‘’des chances égales à tous les candidats et la possibilité aux entreprises de disposer des meilleurs CV sur le marché, en plus grand nombre, dans un seul espace et en un temps très court’’.

De même, poursuit le texte, la participation de grandes multinationales et de grands groupes du continent africain à la recherche de nouvelles expertises, est aussi une illustration de la volonté des jeunes Africains de s’approprier les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et d’en faire profiter le continent, dans tous les domaines.

Avec le ‘’100 en ligne’’, les initiateurs comptent abroger les barrières physiques et faciliter le retour sur le continent des cerveaux africains en fuite. 

jeudi 20 septembre 2012

Cheick Modibo Diarra à Blaise Compaoré: ‘’Le temps est du côté des terroristes’’


 Cheick Modibo Diarra
Le Premierministre malien a rappelé au médiateur [Blaise Compaoré] l’urgence de déloger rapidement les factions islamiques qui occupent le nord du pays depuis le putsch du 22 mars dernier.

Pour lui, le temps perdu favorise l’enracinement des rebelles.

‘’Le temps est du côté des terroristes. Plus nous prenons du temps, plus ils ont l'opportunité de faire des dégâts, de s'enraciner, de peaufiner leur stratégie’’, a-t-il affirmé en demandant plus de fermeté à la communauté internationale dans la prise de décision.
  
Suite à l’inquiétude du président de la CEDEAO faite mercredi, selon laquelle les conditions d’une intervention armée dans le nord n’étaient pas réunies, le PM malien a insisté sur l’absence de réticence à Bamako reflet de la ‘’position du gouvernement, de toute l'armée du Mali et de toutes les populations du Mali’’.

‘’Nous avons suffisamment de troupes, ce qui nous manque c'est le renseignement, l'aspect logistique et la formation’’, a précisé Cheick Modibo Diarra.

Il a recensé les besoins en matériel de ses ont été mentionné sur ‘’papier’’. 

‘’Le Mali aura aussi besoin de logistique, d'armes, de formation et de renseignement pour la phase de reconquête du Nord. (...) Nous avons demandé cinq bataillons à la CEDEAO pour venir en appui à l'armée malienne dans le nord (…) ainsi que le soutien aérien de tous nos amis et partenaires’’, a expliqué le PM malien.

Il a mis l’accent sur ‘’des armes individuelles, des détecteurs de métaux’’, et ‘’tout ce qui permet une lutte anti-terroriste efficace dans les villes’’.  

Il a par ailleurs révélé les quatre étapes d'une opération : ‘’sécurisation de Bamako laissée à la responsabilité des forces maliennes ; appui logistique et formation des troupes maliennes avec la CEDEAO ; reconquête du nord avec l'appui de cinq bataillons ouest-africains; sécurisation des zones après la reconquête’’.

Suite à l’appel de la France à "envahir" le Nord du Mali, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a menacé  mercredi d’exécuter les otages français, sur un site mauritanien et a assuré "davantage de malheurs" au pays dirigé par François Hollande.

Conférence de presse sur l’érection d’un mémorial-musée ‘’Le Joola’’, vendredi

Dakar,  20 sept (APS) - Le Comité d’initiative pour l’érection d’un mémorial-musée  ‘’LE JOOLA’’ tient, vendredi, à 10 h, une conférence de presse, indique un communiqué transmis à l’APS.


La rencontre qui se tiendra au JUST 4 U donnera le programme de la célébration du dixième anniversaire  du naufrage du bateau le ‘’JOOLA’’, poursuit le communiqué, soulignant qu’un programme de commémoration sera distribué.

Selon la même source, le comité fera par ailleurs ‘’le point sur l’ensemble des dossiers liés au naufrage du Joola’’.

Le comité d’initiative rassemble les Associations sénégalaises et françaises de familles de victimes constituées après le  naufrage du bateau le « JOOLA », assurant la liaison maritime Ziguinchor-Carabane-Dakar survenu le  26 septembre 2002.

Le naufrage avait fait plus de 1863 victimes et seules 64 personnes avaient survécu.

MOSY /






          


mercredi 19 septembre 2012

Gabon: Les hommes d’église et les faits divers

Photo : Achille Patrick Dindoumou, L’Union.
 A lire les deux quotidiens gabonais, je suis tenté de me poser la question : Où va l’église avec ces faits divers qui font presque chaque année les choux gras de la presse ?

Ces deux journaux suivent le cours de l’enquête et consacrent une bonne place dans leurs colonnes à  l’ ’’affaire Darlène Boussougou’’, jeune fille qui fréquentait l’église du Christianisme céleste du PK5 dans le deuxième arrondissement de Libreville, retrouvée motre, ligotée et enterrée dans la maison de Joseph Moukétou.

‘’Interrogé dans le cadre de l’enquête de la jeune Darlène Boussougou à l’église du christianisme céleste du PK5, le pasteur Joseph Moukétou a rejeté les accusations portées contre lui par Rodrigue Assoumou (27 ans amant et présumé assassin), indiquant qu’il était absent de Libreville au moment des faits. L’amant de la victime, de son côté, a changé de version. Un véritable sac d’embrouilles’’, renseigne L’Union (du 19 sept).

L’église de ce pasteur a été complètement brûlée par les parents de la victime manifestant leur colère.

Le deuxième quotidien, Gabon matin du même jour, titre ‘’Les crimes rituels qui entre dans l’église !’’  .
‘’Les temples, les chapelles et autres où l’on dit prier Dieu, continueront-ils, au Gabon, à être perçus comme des cercles vertueux ou deviendront-ils définitivement, aux de l’opinion, des cercles vicieux et pernicieux où les prêtres, pasteurs, évangélistes, bishops et autres gourous utilisent ‘’les enfants de Dieu’’ n’ont plus seulement comme les bâtisseurs de leurs fortunes personnelles, mais aussi comme des objets pour assouvir leurs plaisirs et leurs désirs les plus fous ?’’, s’interroge le quotidien.

‘’Comment expliquer à un fidèle que pour devenir serviteur de Dieu il a fallu tuer ?’’, poursuit le journal dans son élan d’indignation.

L’article mentionne l’exhumation, lundi à Libreville, du corps de la victime [Darlène Boussougou] ligotée et enterrée dans une pièce de la maison du prédicateur de la congrégation chrétienne.

Selon Gabon matin, cette exhumation ‘’a mis en lumière le caractère douteux de la moralité de nombreux prétendus ministres de Dieu, qui s’illustrent depuis assez  longtemps par des actes hautement condamnables, devant conduire les pouvoirs publics à mettre de l’ordre dans un milieu profondément rongé par le vice’’.

Dans cette affaire, l’inhumation du cadavre dans l’une des pièces de la maison du pasteur reste tout de même un signe de son implication à moins que son alibi soit solide et inébranlable.

La prolifération des églises opérée au Gabon ces dernières décennies apporte autant de bien que de mal dans ce pays laïque qui reconnais la liberté de culte dans sa constitution.

Gabon matin indique que ‘’la première raison qui peut expliquer ce phénomène récurrent est la création anarchique des maisons de culte, qui ont poussé, ces dernières années, comme des champignons à Libreville et l’intérieur du pays’’. 

L’église s’écarte peu à peu de ses missions premières et les promoteurs ne respectent plus les règles administratives pour l’ouverture d’un lieu de culte.

On se souvient encore des faits divers de l’année 2008 perpétrés par des leaders des églises avec leurs conséquences sur la religion chrétienne.

Nombre de nos compatriotes trouvent parfois refuge auprès des églises pour surmonter leurs difficultés avec l’assistance des prières des ‘’frères et sœurs en Christ’’. Mais lorsque ils sont auteurs présumés (ou impliqués) dans de tels actes c’est toute la congrégation qui empathie.

Il faut désormais ‘’mettre fin à la chienlit dans le milieu des églises’’, un phénomène qui devient de plus en plus préoccupant car ‘’les harcèlements sexuels, viols et autres crimes ou actes   répréhensibles liés à la sexualité, deviennent une pratique banale et courante au sein de la communauté des  ministères  de Dieu, censées pourtant enseigner « l’Evangile de Dieu » aux fidèles’’.

Ils sèment la honte et la désolation.