samedi 29 septembre 2012

GABON-EDUCATION: Suppression du concours d’entrée en 6ème, entre avancée et craintes



Le Premier ministre, Raymond Ndong Sima, a annoncé , jeudi à l’hôtel Re-Ndama (Libreville), la suppression du concours d’entrée en 6ème dès la rentrée 2013-2014 au cours d’une conférence de presse qu’il a accordé à la presse nationale et internationale. Il a réagit à  diverses préoccupations évoquées,  notamment la rentrée scolaire fixée à lundi.

‘’Le concours d’entrée en 6ème sera supprimé à la rentrée 2013-2014. Cette fois-ci c’est officiel’’, peut-on dans le quotidien L’Union de vendredi.
Le journal a rappelé que cette mesure est un acquis des ‘’Etats généraux de l’Education’’ tenus à LBV en mai 2010.

Avec cette suppression, ‘’seules les élèves méritant de 5ème année primaire iront en classe supérieure, poursuit-il dans son analyse,  car ‘’le concours d’entrée en 6ème était favorable au filtrage des élèves en fin de cycle primaire. Il apparaissait ainsi comme un palliatif au déficit de salles observé sur l’ensemble des établissements’’.

Bien que le Premier ministre aie mis fin au retard de l’application de cette recommandation des ‘’Etats généraux de l’Education’’, cette annonce, qui se veut être le début de ‘’l’illustration de la modernité du système éducatif gabonais, suscite tout de même craintes et interrogations.

Le quotidien fait remarquer que ces craintes et ces interrogations sont liées d’une part à l’accueil et à la question d’orientation qui pourra aboutir à ‘’l’instauration d’une sélection drastique’’ ou l’installation de la d’une forme de ‘’discrimination’’ des chefs des établissements secondaires d’autre part.

‘’Ce système pourra t-il absorber le supplément d’élèves résultant de la suppression du concours’’, s’interroge L’Union notant que c’est la question fondamentale. La pléthore des effectifs étant une constante de ce système éducatif.

‘’Il faudrait construire annuellement deux cent cinquante salles de classe’’ pour contenir ce flux, a indiqué le chef du gouvernement qui se trouve ainsi face à un défi de taille dans ce secteur. 

Ces réalisations (si elles commencent au cours de l’année 2013)  vont s’ajouter à la réhabilitation des établissements primaires, secondaires et universitaires existant sur l’ensemble du territoire (à l’UOB, LPIG…), établie sur une durée de dix ans  –autre acquis des ‘’Etas généraux de l’éducation- déjà entamée.

La formation et singulièrement l’insuffisance du personnel enseignant constituent en outre l’une des craintes. Un  professeur a à sa charge trois à quatre classes composées chacune d’une soixantaine d’élèves : condition difficile pour assurer un suivi de qualité malgré les efforts des éducateurs (trices).

Toutefois, une opposition qui pourrait naître entre les professeurs et parents soucieux d’obtenir à tout prix de bonnes notes pour leurs enfants, inquiète L’Union.

La rentrée de classe, effective lundi, est un sujet sensible et le Premier ministre Raymond Ndong Sima a, avec son équipe du peint sur la planche.  

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