Le Premier
ministre, Raymond Ndong Sima, a annoncé , jeudi à l’hôtel Re-Ndama
(Libreville), la suppression du concours d’entrée en 6ème dès la
rentrée 2013-2014 au cours d’une conférence de presse qu’il a accordé à la
presse nationale et internationale. Il a réagit à diverses préoccupations évoquées, notamment la rentrée scolaire fixée à lundi.
‘’Le concours
d’entrée en 6ème sera supprimé à la rentrée 2013-2014. Cette fois-ci
c’est officiel’’, peut-on dans le quotidien L’Union de vendredi.
Le
journal a rappelé que cette mesure est un acquis des ‘’Etats généraux de l’Education’’
tenus à LBV en mai 2010.
Avec cette
suppression, ‘’seules les élèves méritant de 5ème année primaire
iront en classe supérieure, poursuit-il dans son analyse, car ‘’le concours d’entrée en 6ème
était favorable au filtrage des élèves en fin de cycle primaire. Il
apparaissait ainsi comme un palliatif au déficit de salles observé sur
l’ensemble des établissements’’.
Bien que le Premier
ministre aie mis fin au retard de l’application de cette recommandation des
‘’Etats généraux de l’Education’’, cette annonce, qui se veut être le début de
‘’l’illustration de la modernité du système éducatif gabonais, suscite tout
de même craintes et interrogations.
Le quotidien fait
remarquer que ces craintes et ces interrogations sont liées d’une part à l’accueil
et à la question d’orientation qui pourra aboutir à ‘’l’instauration d’une
sélection drastique’’ ou l’installation de la d’une forme de ‘’discrimination’’
des chefs des établissements secondaires d’autre part.
‘’Ce système
pourra t-il absorber le supplément d’élèves résultant de la suppression du
concours’’, s’interroge L’Union notant que c’est la question fondamentale. La
pléthore des effectifs étant une constante de ce système éducatif.
‘’Il faudrait
construire annuellement deux cent cinquante salles de classe’’ pour contenir ce
flux, a indiqué le chef du gouvernement qui se trouve ainsi face à un défi de
taille dans ce secteur.
Ces
réalisations (si elles commencent au cours de l’année 2013) vont s’ajouter à la réhabilitation des
établissements primaires, secondaires et universitaires existant sur l’ensemble
du territoire (à l’UOB, LPIG…), établie sur une durée de dix ans –autre acquis des ‘’Etas généraux de
l’éducation- déjà entamée.
La formation et
singulièrement l’insuffisance du personnel enseignant constituent en outre l’une
des craintes. Un professeur a à sa
charge trois à quatre classes composées chacune d’une soixantaine
d’élèves : condition difficile pour assurer un suivi de qualité malgré les
efforts des éducateurs (trices).
Toutefois, une
opposition qui pourrait naître entre les professeurs et parents soucieux
d’obtenir à tout prix de bonnes notes pour leurs enfants, inquiète
L’Union.
La rentrée de
classe, effective lundi, est un sujet sensible et le Premier ministre Raymond Ndong
Sima a, avec son équipe du peint sur la planche.

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