Les syndicats
des travailleurs de la Poste et de la Radio Télévision Sénégalaise (SYNPICS/RTS
et SNTPT La Poste) ont lancé, mardi un
cri de détresse au président de la République
pour déplorer la mauvaise gestion de des
directeurs de ces deux entreprises de service public.
‘’C’est un véritable cri de détresse que les travailleurs
de nos deux entreprises lancent aujourd’hui en direction des autorités de la République,
particulièrement au à son excellence Monsieur Macky Sall, Président de la
République. La RTS et la Poste sont
entrain de mourir’’, a déploré le porte-parole des deux syndicats lors d’une
conférence de presse au siège de la RADDHO.
Avec comme thème ‘’Sos pour la
RTS et la Poste: quelles ruptures pour service public et de qualité ?’’, Amadou Moustapha
Diop a souligné que ‘’la pérennité d’un bon service public, la qualité de
service au profit des clients et des usagers, le sort des travailleurs en terme
de sauvegarde, de création d’emplois et de valeur ajouté sociale est intimement
liée à la crise que connait ces entités’’.
‘’Vous ne pouvez pas assister
à la mise à mort du service public dans notre pays. Vous vous devez de
restaurer le véritable service public au niveau de la RTS et de la Poste, et
au-delà du niveau national en préconisant des audits de gestion et la nécessité
impérieuse des ruptures dans ce secteur’’ a-t-il ajouté en s’adressant au chef
de l’exécutif.
Revenant sur le diagnostic
fait par les syndicalistes, M. Diop a
précisé que ‘’selon le rapport produit, la RTS est écrasée par un endettement difficilement
supportable, une impossibilité à recouvrer les montants prévus pour la réception
du matériel, une absence de réponse aux appels d’offre, la non perception des reliquats
de frais de mission, l’IMP toujours en quête des 60 millions non versés, une absence
des indemnités pour les employés appelés à faire valoir leurs droits à la
retraite’’.
‘’Aujourd’hui, c’est toute
cette infrastructure qui s’est effondrée’’, a-t-il scandé.
Pour la Poste, le syndicaliste
a dénoncé la pléthore des effectifs due aux recrutements massifs et hors norme
(passage de la masse salariale du simple au double, 5 à 10 milliards), les contrats
nébuleux à caractère mafieux, les régularisations douteuses, des violations des
libertés syndicales.
‘’Les problèmes qui sont ainsi posés dans nos
entreprises, a relevé le syndicaliste ‘’ont un caractère transversal qui
dépasse les revendications classiques qui continuent de nous préoccuper et
interpellent tous les Sénégalais […]’’.
Le SYNPICS/RTS et SNTPT La
Poste entendent élargir le mouvement à d’autres
syndicats du secteur de la communication afin d’aboutir à la résolution de
cette crise dans le service public.
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