| Cheick Modibo Diarra |
Le Premierministre malien a rappelé au médiateur [Blaise
Compaoré] l’urgence de déloger rapidement les factions islamiques qui
occupent le nord du pays depuis le putsch du 22 mars dernier.
Pour lui, le
temps perdu favorise l’enracinement des rebelles.
‘’Le temps est
du côté des terroristes. Plus nous prenons du temps, plus ils ont l'opportunité
de faire des dégâts, de s'enraciner, de peaufiner leur stratégie’’, a-t-il affirmé
en demandant plus de fermeté à la communauté internationale dans la prise de
décision.
Suite à l’inquiétude
du président de la CEDEAO faite mercredi, selon laquelle les conditions d’une
intervention armée dans le nord n’étaient pas réunies, le PM malien a insisté
sur l’absence de réticence à Bamako reflet de la ‘’position du gouvernement, de
toute l'armée du Mali et de toutes les populations du Mali’’.
‘’Nous avons
suffisamment de troupes, ce qui nous manque c'est le renseignement, l'aspect
logistique et la formation’’, a précisé Cheick Modibo Diarra.
Il a recensé
les besoins en matériel de ses ont été mentionné sur ‘’papier’’.
‘’Le Mali aura
aussi besoin de logistique, d'armes, de formation et de renseignement pour la
phase de reconquête du Nord. (...) Nous avons demandé cinq bataillons à la CEDEAO
pour venir en appui à l'armée malienne dans le nord (…) ainsi que le soutien
aérien de tous nos amis et partenaires’’, a expliqué le PM malien.
Il a mis l’accent
sur ‘’des armes individuelles, des détecteurs de métaux’’, et ‘’tout ce qui
permet une lutte anti-terroriste efficace dans les villes’’.
Il a par
ailleurs révélé les quatre étapes d'une opération : ‘’sécurisation de Bamako
laissée à la responsabilité des forces maliennes ; appui logistique et
formation des troupes maliennes avec la CEDEAO ; reconquête du nord avec
l'appui de cinq bataillons ouest-africains; sécurisation des zones après la
reconquête’’.
Suite à l’appel de la France à "envahir" le
Nord du Mali, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a menacé mercredi d’exécuter les otages français, sur
un site mauritanien et a assuré "davantage de malheurs" au pays
dirigé par François Hollande.
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